N°2
édition du 26 janvier 2000 
bi-mensuel de l'internet
culturel et politique
 
 
 
 Sommaire 
   
 
EDITORIAL  
1. Internet ou ATW?
 
 
 
ENJEUX  
2. eToys contre Etoy, 
mauvais joueurs en ligne.
3. Amazon, one click de trop
4. Transe à Autrans
5. Hébergeurs : un peu, beaucoup ou pas du tout responsables.
 
 
 
LES  CONTENUS  
6. Britannica, Atlas, Universalis : Quelle définition de  l'encyclopédie ?
7. MP3, la compile
8. On a toujours besoin d'un plus petit que soi
 
 
 
TECHNOLOGIE  
9. Napster : le frisson du MP3.
10.Protéger les droits musicaux avec une carte à puce.
 
 
 
CULTURE WEB
11. Intellectuels en ligne. 
12. Nettime for frenchs.
13. A chacun sa marée noire : penser politique ou faire un coup.
14. Fillesquiportentdeslunettes :
typographie sur le web. 
LE BILLET
15. Gare à Mahir
 
LE PARCOURS
16. Allez au cinéma avec l'internet
 
EDITORIAL  

1. Internet ou  ATW ? 
La fusion AOL-TimeWarner consacre la victoire de la nouvelle économie. C’est la société de l’internet, forte de sa capitalisation boursière, assise sur de rassurants bénéfices, qui a pris le contrôle du groupe média traditionnel. 
AOL réussit la première étape de son rebouclage sur le réel. La suite va être intéressante. Il est assez vraisemblable qu’ATW, la nouvelle société, réussisse là où TimeWarner a plusieurs fois échoué : porter ses contenus sur l’internet. 
Mais ce n’est là qu’une partie de la question. Au fond, personne n’a une idée exacte de cet internet, média de masse, qui, selon Steve Case, devrait être partout (Aol Anywhere), comme la télé ou le téléphone. Partout, mais quoi, partout ? 
Qu’est ce qu’ATW, qu’est ce que le média selon Case ? 
Une créature hybride, une tête de télé sur un tronc internet ? Les expériences de télévision interactive n’en font pourtant pas l’eldorado de l’internet. 
On croit comprendre que ce sera plus simple, plus banalisé que le net actuel, avec plus d’audiovisuel. On craint que ce soit surtout moins communiquant, moins ouvert, et encore plus payant : au fond, le vieux rêve d’AOL, la moins internet des sociétés internet, un réseau privé qui atteigne la masse du public en parasitant la technologie du net. 
Les associations de journalistes, et les contempteurs habituels de l’internet, ont mis en cause la menace que cette fusion faisait peser sur l’indépendance des médias, en particulier de la presse. 
On nous permettra d’être inquiétés par le contraire, c’est à dire la menace pour l’internet des logiques de réseau contrôlé, et des mauvaises habitudes des mass-médias. Aujourd’hui, la plus grande partie de la presse américaine est liée aux grands groupes économiques. L’indépendance du Wall Street Journal, pour louable qu’elle soit, ne semble pas de nature à garantir seule la liberté d’expression ! 
Il faut le dire simplement : c’est sur le net que souffle un vent d’esprit critique, d’indépendance, et aussi d’ouverture, d’échange en réseau. Nous ne sommes pas prêts à troquer l’internet contre l’ATW. 
--Francis Linart-- 

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ENJEUX 
 
2. etoys contre Etoy, mauvais joueurs en ligne 
La société eToys, l’équivalent d’Amazon pour la vente de jouets en ligne, a cru avisé de poursuivre un groupe d’artistes basés en Suisse qui avait développé un site Etoy.com. Un juge californien a tranché en faveur de la société au début décembre. 
Cette décision a suscité une vive réaction aux Etats-Unis. John Perry Barlow, le co-fondateur de l’Electronic Frontier Foundation, semble, pour l’occasion, avoir troqué son libertarisme pour une nouvelle version de la lutte des classes. Il constate une « divergence entre l’industrie de l’internet et la communauté de l’internet » et soutient que les noms de domaine ne doivent pas être considérés comme des noms de marque. Il a été rejoint par le plus connu des chroniqueurs radio du net, Douglas Ruschkoff (National Public Radio). Les groupes d’activistes ont lancé plusieurs campagnes : boycott des produits, de l’action eToys, spamming, démissions, etc. Les principaux sites des activistes sont rtmark, eviltoy, toywar, et nettime en Europe. Des journaux aussi différents que Wired, le Washington Post, ou le Village Voice ont rendu compte de l’affaire. 
Et on les comprend, car tout dans cette décision est étonnant. Etoy.com avait été ouvert en 1995, plus d’un an avant l’ouverture de la boutique en ligne. L’argument utilisé par la société porte directement sur le caractère choquant des contenus, certes peu compatibles avec son business. C’est un cas très pur de censure du troisième millénaire. Le juge a suivi une logique strictement commerciale. Ajoutons, pour finir, qu’il est particulièrement inquiétant pour des européens, que la NSI, société privée chargée par le gouvernement américain de gérer les noms de domaine, ait prêté main forte à la justice U.S en coupant le nom de domaine et les e-mails.  
L’affaire est à suivre, car la réaction d’eToys, à la suite de ce jugement qui leur est favorable, reste incertaine. Exceptionnellement (...), 19clics ne mentionnera pas ce clic officiel. 
--Francis Linart-- 
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Sources :  [http://www.thestandard.com] des 15, 20, et 29/12/99 
[http://www.wired.com] du 17/12/99 
 
Clics officiels : [http://www.rtmark.com] 
[http://www.eviltoy.com] 
[http://www.toywar.com] 
[http://www.nettime.org
 
3. Amazon, one-click de trop  
Après eToys, autre affaire du même type, et autres boycotts. Elle oppose d’abord les deux grands rivaux de la librairie et du commerce en ligne, Amazon et Barnes and Nobles, c’est à dire Bertelsmann. Amazon a obtenu un brevet américain pour la technologie du « one-click buying », et gagné en justice contre Barnes and Nobles. Richard Stallmann, un des co-développeurs de Linux, et président de la Free Software Foundation, soutient qu’Amazon a fait breveter une idée parfaitement évidente du commerce en ligne et appelle au boycott. La véhémence perpétuelle de Stallmann joue contre lui, mais le problème est réel. 
--Francis Linart-- 
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Sources :  [http://www.salon.com] du 21/12/99 
[http://www.wired.com] du 18/12/99. 
 
4. Transe à Autrans 
Certains prononcent le « s » du nom de cette petite station de ski de fond de l’Isère, sur le plateau du Vercors. Elle a abrité début janvier, pour la quatrième fois, les rencontres de l’internet français organisées par l’Internet Society. On ne prononce pas le « s » ! pas de transe à Autrans. 
Rencontres de l’internet français ? Quel internet ? On n’y a pas vu ceux qui ont levé cette année les millions des investisseurs et des « anges d’affaires » (c’est nunuche « anges d’affaires »). On n’y a pas vu non plus ceux qui se pressent aux sauteries organisées chaque premier mardi du mois et appelées « First tuesdays ! » et qui brassent les porteurs de projets et les investisseurs potentiels. On y voit beaucoup plus de monde que dans le Vercors. Ces « premiers mardis » devront bientôt être organisés dans un stade tant le nombre des impétrants de la Nouvelle économie ne cesse de croître. 
Autrans, c’est plutôt l’internet pionnier, l’internet qui réfléchit, l’internet savant. Les débats y sont de bonne qualité. Souvent, les gens savent de quoi ils parlent. La moyenne d’âge y est plus élevée que dans les autres événements cyber. On se connaît... 
Cette année, l’internet citoyen était plus présent que les années précédentes. Accès publics, actions d’ATD Quart Monde en direction des personnes en très grande pauvreté, solidarité envers ceux qui ont été touchés par la tempête... Tout a été abordé. Cela explique en partie les réactions négatives de la salle aux bonnes paroles de corégulation du député P.S. Christian Paul, parlementaire en mission, et d’Isabelle Falque Pierrotin, égérie inlassable d’un organisme spécialisé de l’internet. Les duettistes ont peu convaincu. À l’issue de leurs présentations, on voyait mal ce qu’allait faire un organisme qui n’en serait pas vraiment un, qui assurerait des fonctions de régulation qui n’en seraient pas totalement... Répondre à des questions légitimes par la création d’un organisme est une idée technocratique qui manque de chair. Un congressiste prospectiviste a même lancé au député : « Vous n’y arriverez pas, Monsieur le Député. » 
Même rejet pour le rapporteur propret du Commissariat général du plan sur les données publiques qui s’est vu reprocher avec véhémence l’eau tiède des écrits qu’il présentait. « Les données publiques doivent être gratuites et libres de droit », lui a-t-on lancé... 
Tout cela était plutôt revigorant, même et surtout lorsque c’était sans nuance. 
Autrans, c’est bien ! Allez voir, tout est en ligne. Venez y l’année prochaine... Il faut renouveler les troupes si l’on ne veut pas passer d’une rencontre de pionniers à une rencontre de papis. 
--Pierre Bastogne-- 
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Clic officiel : [http://www.isoc.asso.fr/AUTRANS2000/cr/index.html]
 
 
5.Hébergeurs : un peu, beaucoup ou pas du tout responsables 
La responsabilité des intermédiaires de l’internet est un beau sujet de discorde. 
Côté cours, deux décisions récentes qui ne vont pas dans le même sens. Le tribunal de grande instance de Paris a rendu un non lieu en faveur de Sébastien Socchard, gérant du fournisseur d’accès World-Net, dans une affaire de pédophilie sur le net. En revanche, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné, dans une affaire très comparable à celle d’Altern, trois hébergeurs d’un éditeur de sites érotiques qui avait reproduit sans autorisation des images du mannequin Lynda Lacoste. Bien que le tribunal reconnaisse que Multimania, un des trois hébergeurs, s’est bien acquitté de son devoir d’information, il lui reproche de ne pas avoir repéré préventivement et supprimé les contenus en cause. 
Côté législateurs : l’amendement de Patrick Bloche (loi audiovisuelle) a considérablement réduit la responsabilité des hébergeurs et fournisseurs d’accès. Après le passage au Sénat, qui durcit dans l’autre sens, notamment pour les droits d’auteur, l’affaire se conclura en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, en février. 
Le débat porte surtout sur l’exigence d’une vigilance a priori des hébergeurs, et leur réaction en cas de plaintes. On peut admettre que les hébergeurs soient « un peu » responsables. Mais certains juges, probablement influencés par les campagnes dénonçant les activités illicites sur le net, ont poussé trop loin le bouchon sans se soucier des conséquences de leurs décisions sur la liberté d’expression. 
Deux questions s’enchevêtrent : quelle est la responsabilité des hébergeurs et fournisseurs d’accès au titre des contenus, et où la définir (dans la loi, devant le juge, par l’auto ou co-régulation ?). L’intervention du législateur se justifie par le côté à la fois cahotique et exagérément répressif des jugements. Mais il serait plutôt paradoxal que le gouvernement et le parlement s’efforcent d’organiser dans le détail le fonctionnement juridique de ces nouvelles professions ou activités. Il suffit que la responsabilité de droit commun, celle qui s’impose à tout professionnel, ou à tout « bon père de famille », soit précisée dans la loi de manière à éviter les débordements et les à-peu-près judiciaires. 
L’internet a besoin de liberté et de responsabilité, pas de corporatisme. En tout cas, ce n’est pas aux prestataires techniques de faire la police des contenus. 
--Francis Linart-- 
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LES CONTENUS
  
6. Britannica, Atlas, Universalis : quelle définition de l’encyclopédie? 
Britannica contre Atlas : deux encyclopédies en ligne gratuites. 
Quelles différences entre la Britannica, encyclopédie anglaise en ligne depuis octobre 1999, et la Webencyclo, première encyclopédie française en ligne depuis décembre 1999 ? 

1)Le site de la Britannica est très encombré de bandeaux publicitaires, tandis que Webencyclo n’en fait figurer que dans la page d’accueil. 

2)Dans le cas de Webencyclo, il « suffit » de donner son e-mail APRES avoir saisi sa recherche pour accéder aux réponses. Alors réfléchissez bien à ce qui vous intéresse !, même si les éditions Atlas annoncent que « dans un premier temps » la base d’e-mail ainsi constituée ne sera pas vendue. 

3)Sur Webencyclo, 4 modes de recherche sont proposés : mots-clés, thèmes, médias, idées. Sont également disponibles des dossiers, et si vous voulez en savoir plus en cliquant sur un lien, on vous demandera encore de vous enregistrer pour accéder à la page voulue. 
Sur la Britannica, la recherche se fait par mots-clés et par thèmes. 4 types de réponses sont possibles : des sites web (c’est vrai que l’on manque de moteurs de recherche sur internet), des articles de magazine (munissez-vous d’une loupe), des livres (que l’on vous propose d’acheter chez Barnes&Noble, même si l’ouvrage en question n’existe pas dans leur base) et … des articles de la Britannica avec un bandeau publicitaire ventant une base de médicaments. Les amateurs d’encyclopédie pourront y trouver des antidépresseurs. 

4)Avec un accès à la météo et un service d’information, le site de la Britannica se comporte comme un portail, tandis que la Webencyclo respecte mieux sa vocation encyclopédique. 

D’un point de vue économique, le pari est le même : partenariat et vente d’espaces publicitaires au vu de la forte affluence sur les sites encyclopédiques. Rappelons la bousculade des internautes à l’ouverture du site de la Britannica. Les éditions Atlas évaluent, quant à elles, à un million le nombre de pages consultées par mois sur leur site. Mais c’est sans certitude que les éditeurs testent cette Net économie dont Bernard Canetti, le PDG des Editions Atlas, estime qu’ « il est délicat de déterminer avec exactitude la rentabilité ». 

Encyclopédie en ligne contre encyclopédie sur CD-Rom. 

Si plusieurs éditeurs encyclopédiques investissent des millions pour mettre en ligne gratuitement leur base de connaissances (50 millions pour les éditions Atlas), il en est un qui doute de ce modèle de gratuité: l’Universalis. Elle est disponible sous forme de CD-Rom (la version 4 vient de paraître) et en ligne mais seulement en direction des institutions, donc payante. 
Encyclopédie de référence sur le marché français, l’Universalis tient à conserver son image et à poursuivre son rôle d’éditeur. Imputant à l’effondrement du prix des encyclopédies aux Etats-Unis leur mise en ligne gratuite, Pierre Le Manh, PDG d’Encyclopaedia Universalis table quant à lui sur l’exigence de qualité des publics européens. 
--Maya Kalsé-- 

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Sources :  Pour la Britannica :   
[http://www.liberation.fr/actu/semaine991018/spec991022a.html] 
Pour Webencyclo :  
[http://www.journaldunet.com/9912/991220webencyclo.shtml] 
Le Quotidien du multimédia, n°1275, 06/01/2000 
Pour l’Encyclopaedia Universalis :  
[http://www.liberation.fr/multi/cahier/articles/sem99.15/cah990409e.html] 
Le Quotidien du multimédia, n°1257, 03/12/1999
Clics Officiels : [http://www.britannica.com] 
[http://www.webencyclo.com]
 
 
7. MP3, la compile  
On assiste à une explosion de l’actualité du MP3 et de la distribution de la musique en ligne, dans tous les domaines : juridique, éditorial, technologique. Voici donc MP3, la compile de janvier 2000. 

1) Dans le domaine judiciaire et juridique. 
Le piratage devient de plus en plus risqué. Plusieurs condamnations viennent d’être prononcées : en juillet 99, à Montpellier, confiscation du matériel, 20 000F. de dommages et intérêts et 200 heures d’intérêt général pour un particulier qui exploitait des enregistrements MP3 ; à Saint-Etienne, le 10 décembre, 140 000 F d’amendes et deux et trois mois de prison avec sursis contre deux pirates qui proposaient en téléchargements gratuits les albums du top 5….L’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) a déposé plainte contre deux sites pirates chinois qui proposaient plus d’un millier de fichiers illégaux (la Chine comptera bientôt 3,79 millions d’internautes). 

Un accord qualifié d « historique » a été signé le 14/12/99 entre le SESAM (organisme regroupant la Sacem et le SDRM) et le site France MP3.com ( géré par la société Eurékan multimédia). Pour la première fois en France, les sociétés d’auteurs vendent les droits des œuvres qu’elles protègent pour diffusion en ligne. L’accord comporte deux volets : rémunération des créateurs pour chaque téléchargement, 12% du prix HT payé par l’utilisateur (avec un minimal de 1,31F) et rémunération , sur la base d’un forfait mensuel pour la diffusion en realaudio (en basse qualité), avec possibilité de compilations à la carte. La société Eurékan vise dans un premier temps la production des indépendants et des accords avec des labels. 

2) Du côté de l’édition et de la distribution musicale: 
Public Ennemy a mis son dernier album en vente sur internet au format  MP3 deux mois avant sa vente en magasin. 
De son côté, David Bowie a mis « Hours » sur les sites de différents distributeurs quinze jours avant sa sortie traditionnelle. 

Un peu partout, les maisons de disque investissent massivement sur internet : BMG, Sony, Universal, Warner Bros, Yahoo et Cisneros Television Group investissent 582 millions de francs dans le portail musical Artistdirect.com qui propose ventes de disque, places de concert, articles sur l’actualité musicale et…téléchargement de MP3. 
Platinium , l’une des plus importantes maisons de disques indépendantes au Etats-Unis , propose aux internautes le téléchargement de son catalogue, soit 15 000 morceaux (tous styles confondus). 

Le 4/01/00, Thomson multimédia, MP3.de , et Virgin Music signent un accord pour lancer l’un des plus grands sites européens de musique MP3 sur Internet (MP3.de est un site allemand indépendant de mp3.com dans lequel Europ@web le. fonds d’investissement de Bernard Arnault a 18 % de participation) « Thomson-music.com » offre la possibilité d’écouter et de télécharger gratuitement en MP3. Le site est créé en cinq langues, allemand, anglais espagnol, français et italien, et propose 29 catégories de musique  et en prime une petite « réclame » pour le baladeur audio numérique de Thomson : le Lyra 
Autre accord européen, celui du réseau Lycos Europe  avec Vitaminic, société italienne créée en mai 99 qui recense plus de mille groupes et est considérée comme la première communauté européenne web de téléchargement de fichiers musicaux MP3. Cet accord exclusif de distribution de contenu concerne 6 pays européens pour une durée de 18 mois. Les utilisateurs du réseau Lycos auront donc un accès direct aux fichiers MP3 des artistes du catalogue  Vitaminic 
Un accord signé début janvier ente UMG (Universal Music Group) et RealNetworks permet à la major du disque de faire son entrée dans la vente de musique en téléchargement. UMG s'est engagé à ce que les créations de ses artistes référencés puissent être lues en exclusivité sur le lecteur RealJukebox, l'un des lecteurs de fichiers sonores les plus populaires aux Etats Unis. 
Le site français Mptrois.com, créé en août 99, à l’origine destiné aux professionnels de la musique, propose une nouvelle version , destinée au grand public. 

3) Dans le domaine technologique : 
RealNetworks signe un partenariat avec Sony en vue d’importer, de manière sécurisée, des morceaux du lecteur RealJukebox vers les baladeurs Sony. 
Et Sony s’associe avec Liquid Audio : grâce à la technologie Open MG de Sony et au système de Liquid Audio, les intéressés pourront télécharger des fichiers musicaux en sécurité. 
L'éditeur américain Sonic Foundry vient de sortir, en français, la version 2.0 de son logiciel de création musicale Acid Music. Ce logiciel peut gérer un nombre illimité de pistes et contient une bibliothèque de 600 échantillons de sons provenant de différents instruments. L'originalité d'Acid Music 2.0 réside dans la possibilité d'encoder ou de décoder des fichiers au format MP3. 
Gadget ? : Casio a annoncé, au Consumer Electronics Show de Las Vegas, des produits au format d’une montre parmi lesquels un lecteur qui permet de télécharger des fichiers musicaux MP3 à partir d’un ordinateur. La mémoire stocke environ 33 mm de musique en qualité CD (44 mm en qualité moyenne et 66 en basse qualité). La batterie est suffisante pour écouter 4 heures d’enregistrement. 
--Rose Hermitage-- 

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Sources : [http://www.transfert.net] 
[http://www.internetactu.com] 
[http://www.cyperus.com] 
[http://www.zdnet.fr] 
 
Clics officiels : [http://www.artistdirect.com] 
[http://www.thomson-music.com] 
[http://www.vitaminic.co.uk] 
[http://www.sacem.fr] 
[http://www.sesam.org] 
[http://www.francemp3.com] 
[http://www.platinument.com]
 
 
8. On a toujours besoin d’un plus petit que soi  
Deux sites d’actualité culturelle, Chronic’Art et Zazieweb, offrent depuis peu à leur public la possibilité d’acheter leurs livres en ligne dans différentes libraires virtuelles. Dans les deux cas, une commission (5 à 7% pour Zazieweb) est touchée pour chaque achat passé par leur site. Lancé par Isabelle Aveline, Zazieweb est progressivement devenu un site de référence dans le microcosme culturel francophone. L’audience dont elle peut se prévaloir lui permet d’introduire des offres d’emploi et aujourd’hui de signer des accords commerciaux avec Alapage, Bol, Decitre et la Fnac. Le site fait ainsi son petit bonhomme de chemin et espère bientôt faire vivre son auteur. Serait-ce un début pour la Net économie des sites culturels indépendants ? 
--Maya Kalsé-- 
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Sources : Zazieweb : [http://www.zazieweb.com] 
Chronic’art : [http://www.chronicart.com]

TECHNOLOGIE

9. Napster : le frisson du MP3 
Si j’étais producteur de disques et si je découvrais Napster, je pleurerais. 
Napster est un logiciel gratuit que l’on télécharge facilement (environ 600Ko) sur le site de l’entreprise qui l’a conçu. Il s’installe en deux minutes sans encombre. Et que la fête commence. 
Napster se propose d’organiser et de faciliter la recherche et le téléchargement de fichiers son au format MP3 grâce au partage. Vous avez des fichiers MP3 ? Napster les trouve sur votre disque dur, les intègre dans sa base de données et si un utilisateur cherche un des fichiers dont vous disposez, il automatise le téléchargement de ce fichier directement à partir de votre disque dur. Napster vous permet également de dialoguer en direct avec des amateurs de la musique que vous préférez et d’échanger des fichiers. 
Si vous n’avez pas de fichier à partager, vous pouvez quand même télécharger ceux des autres. Après une recherche simple, j’ai pu choisir et télécharger une chanson des Beatles sans aucune difficulté et l’écouter sur le lecteur incorporé au logiciel. 
Tout cela laisse perplexe, même si l’on n’est pas un défenseur acharné des droits d’auteur et si l’on n’est pas paranoïaque de la sécurité informatique. 
D’abord, Napster fait partie de ces logiciels dont on ne sait pas très bien ce qu’ils font. Transmet-il des informations sur votre disque dur à la base de données centrale ? S’il reconnaît les fichiers MP3, peut-il reconnaître d’autres types de fichiers ? À titre d’exemple, alors que j’avais fermé le logiciel depuis quelques minutes, quand j’ai voulu fermé mon ordinateur, une boite de dialogue m’a demandé si je voulais interrompre le téléchargement en cours. Quel téléchargement ? Celui de la deuxième chanson que j’avais commandée, puis oubliée ! 
Ensuite, la licence du logiciel, que vous devez déclarer avoir lue avant d’utiliser le logiciel, donne à Napster tous les droits, à vous quasiment aucun. Vous devrez comprendre l’anglais, bien entendu. 
Enfin, Napster refuse toute responsabilité dans le trafic de fichiers son copiés et échangés illégalement. Ainsi, faciliter un trafic ne serait pas répréhensible ? Il serait étonnant que les juristes soient d’accord. Le Copyright Digital Millenium Act, s’il autorise les moteurs de recherche à mettre en place des liens vers des fichiers MP3, oblige ceux-ci à les enlever dès qu’il est prouvé que la musique signalée est protégée par le copyright. 
Pour sa défense, Napster allègue qu’il ne fait qu’organiser des communautés et qu’aucun fichier son ne transite techniquement par son serveur. 
Dans le monde réel, Napster serait sans doute déclaré complice de recel... Mais nous ne sommes pas dans le monde réel ;-) 
--Pierre Bastogne-- 

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Clic officiel : [http://www.napster.com]
 
 
10. Protéger les droits musicaux avec une carte à puce  
Pour l’instant, seuls des logiciels permettent de contrer le piratage des fichiers MP3. Leur gros inconvénient est qu’ils sont assez facilement craquables. La protection des droits musicaux reste donc en recherche de nouvelles solutions. 
Roland Moréno, l’inventeur de la carte à puce, propose la sienne. Une carte de crédit, insérée dans un lecteur de carte à puce relié à un ordinateur, vous permet d’acheter jusqu’à 5000 titres musicaux qui sont stockés sur un site Web. Pour écouter une musique, il suffit de se connecter au site à partir de n’importe quel ordinateur et d’insérer sa carte qui est en quelque sorte votre discothèque virtuelle puisqu’elle a la mémoire de vos titres. L’écoute se fait en ligne. 
Avantages : sécurité et mobilité. 
Inconvénients : peu d’ordinateurs sont munis de lecteur de carte à puce et le système nécessite une connexion à haut débit. 
--Maya Kalsé-- 
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Sources : [http://www.transfert.net/mail/mfmel283.htm]
 
 
CULTURE WEB

11. Intellectuels en ligne 
chairetmetal est une revue intéressante et distinguée, peut être un peu trop distinguée. 
Créée par Ollivier Dyens et Alexandre Leupin, elle accueille notamment des textes de Philippe Quéau (« la présence de l’esprit », sur le virtuel), Pierre Levy (« l’économie virtuelle »)…et reproduit des interventions de Noam Chomsky ou Bruce Sterling. Nous vous recommandons la galerie d’art. 19clics adresse ses vœux de succès à chairetmetal. 
--Francis Linart-- 

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Clic officiel :  [http://www.chairetmetal.com]
 
12. Nettime for frenchs 
Saluons l’ouverture, depuis trois mois, d’un espace en français, sur la liste de discussion Nettime. 
Créée en Octobre 1995, et animée en particulier par Geert Lovink, elle est devenue un des espaces les plus importants pour le débat critique sur la société de l’information et la cyberculture, loin de la pensée unique de l’internet. Nettime s’intéresse aux usages et politiques de l’internet, mais aussi à la culture du media-internet, comme dans cet échange entre Lovink et Lev Manovich : « what is european software ? » 
On relève en Janvier 2000 : une intervention de Ronda Hauben sur l’internet citoyen, un débat sur l’esthétique du nouveau média autour des travaux de Wolfgang Schirmacher, un message coléreux de Ted Nelson. 
Nettime a produit une anthologie imprimée de 556 pages : « Readme ! Ascii Culture and the revenge of Knowledge ». Autonomédia. New York. ISBN : 1570270899. 
--Francis Linart-- 
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Clic officiel : [http://www.nettime.org]
 
13. A chacun sa marée noire : penser politique ou faire un coup 
L’Initiative Coopérative d’Information (ICI) RadioPhare Direct est une association créée le 8 juillet 1999 qui s’est fait connaître par l’efficacité de ses interventions face à la marée noire. 
Beau nom, ce RadioPhare et qui n’a pas été choisi au hasard par ces initiateurs, Olivier Zablocki et Henri Gueguen, l’un sur l’Île de Ré, l’autre dans le Finistère, puisque le site a pour objectif « de créer et de gérer un outillage indépendant adapté à l’échange d’informations et accessible à tous » comme l’explique O. Zablocki dans sa roborative liste de diffusion. 
Bref, RadioPhare aide chacun à déterminer sa position. Et chacun peut intervenir, soit sur la liste généraliste Erika, soit en participant à l’un des 13 ateliers plus ciblés (atelier Vigie, atelier JurisLine, atelier GeoRezo…) dans lesquels tout est abordé : du bénévolat au boycott, de la protection des oiseaux à l’établissement de cartes géographiques, des questions juridiques et budgétaires aux relations avec l’administration, avec, de temps en temps, une mise en garde : si la liste existe c’est pour favoriser l’échange d’information et pas pour la diffuser – nous ne sommes pas ici à la télé. 
Pas grand chose à voir avec le site mareenoire.org édité par la société Cyberouest, autrement dit par le quotidien régional Le Télégramme de Brest, sorti le 6 janvier 2000 alors que le sénateur du Finistère, A. Gérard souhaite monter un site consacré à la mobilisation nationale et internationale. 
Pas les mêmes moyens, pas les mêmes objectifs. 
Sur RadioPhare « on pense local et on agit global. Cheminement exactement inverse du vieux slogan usé, penser global, agir local » 
--Rose Hermitage-- 
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Sources : [http://listes.cru.fr/arc/biblio-fr@cru.fr] 
[http://www.admiroute.asso.fr] 
[http://www.zdnet.fr]
Clics officiels : [http://www.radiophare.net] 
[http://www.mareenoire.org]
 
14. Fillesquiportentdeslunettes : typographie sur le web 
La typographe Diane DiPiazza présente sur le site girlswhowearglasses les caractères pour l’ordinateur et le web de sa société Dinctype. 
L’internet bouleverse les bases de la typographie en déstabilisant totalement les relations entre le fond et la forme du message, entre son contenu logique et son image. Cette mutation est encore plus importante que celles de la photocomposition, et de la publication assistée par ordinateur. Pour le moment, les typographes n’ont pas retrouvé leurs esprits. Même le groupe Emigre, avant garde de la typographie pour MacIntosh, éprouve quelques difficultés à élaborer une proposition globale pour le web. 
L’approche de Diane DiPiazza est modeste et pragmatique. Elle tient compte des contraintes de base de la typographie sur le web : le temps de chargement, le rôle différent des caractères pour le style du message. Son univers graphique est celui de la culture pop des années cinquante : publicités sans prétention, bandes dessinées, graphisme des objets de grande consommation (avant l’invention du packaging). Le résultat est celui qu’on attend des typographes : économie des moyens et grande lisibilité. 
--Francis Linart-- 
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Clic officiel : [http://www.girlswhowearglasses.com] 
Le site est malheureusement moins riche que les illustrations de l’ouvrage de référence : « WebWorks Typography » de Jason Mills et Daniel Donnelly, 1998, Rockport Publishers (avec un cédérom). 
 

LE BILLET
15. Gare à Mahir ! 
C’était début novembre 1999, la cyber côte ouest et la cyber côte est des États-Unis bruissaient d’une même rumeur : Mahir allait venir. Mahir, le Turc. 
Mahir Cagri est un habitant de la ville d’Izmir, joueur d’accordéon détenteur de pages personnelles auto promotionnelles, naïves et d’une grande fraîcheur. Quelques photos numérisées, quelques déclarations d’intention : notamment celle qui deviendra célèbre : « Welcome to my home page!!!!!!!!! I kiss you!!!!! » (sic). 
Cette page, anonyme parmi les milliers ou les millions d’autres pages personnelles, est subitement devenue la coqueluche de la branchouille américaine. Janelle Brown, chroniqueuse du magazine « Salon », raconte ainsi que, lorsque le site lui a été signalé par un de ses collègues, il comptabilisait 11.000 visites. Lorsque le même soir, elle a reçu l’adresse dans un courrier envoyé par deux de ses amis, le site en était à 500.000 visites et que quelques jours plus tard, il en était déjà à 700.000. Depuis, le phénomène ne s’est pas démenti. Le Club spécialisé sur Yahoo comprend 740 membres ayant déjà échangé 1.146 messages. Un organisateur d’événements branchés a réuni plus de 2.000 personnes à la soirée organisée en faveur de Mahir, la nouvelle star numérique. On peut écouter ses morceaux d’accordéon en MP3 et les remix sont pour bientôt. CNN a demandé une interview. 
On pourrait gloser longtemps sur les motivations douteuses de cet engouement subit. Une vague excitation sexuelle ? Gare à Mahir chanterait-on comme Brassens chantait « Gare au gorille » ? Certes, mais pas seulement. 
On peut y voir aussi le cynisme tranquille de cette nouvelle classe d’entrepreneurs de la « nouvelle » économie qui déterminent pour nous ce qui est intéressant et ce qui ne l’est pas. S’ils décrètent que le site indigent de Mahir le Turc est le « top du top », alors, le monde entier en parle et doit en parler. 
Et si l’histoire de Mahir le Turc était l’allégorie de la Nouvelle économie ? Ce sont les mêmes personnes qui ont décidé qu’Amazon valait des milliards et que E-bay devrait bientôt pouvoir racheter Ford et Boeing réunis. Et si c’était le même cynisme ? Et si c’était la même bêtise aveugle, vaguement raciste, très immature et sans lendemain ? 
Qui veut passer sa vie avec, sinon Mahir, mais le site de Mahir ? 
--Pierre Bastogne-- 
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Sources : [http://members.xoom.com/_XOOM/primall/mahir/index.html] 
[http://clubs.yahoo.com/clubs/mahirsfanclub]
Clic officiel : [http://www.salon.com/tech/log/1999/11/04/mahir/index.html] 
 

LE PARCOURS

16. Allez  au cinéma avec l'internet 
Pas de scoop, nous n’allons pas vous expliquer comment regarder le dernier James Bond sur l’écran de votre ordinateur. Si vous avez une connexion ADSL, World on line vous a peut-être proposé de regarder le film « le fils du Français » en avant première. Sinon, il vous faudra attendre encore un peu. Mais beaucoup se préparent. Un site, Primefilm, vient d’ouvrir, qui propose de télécharger des longs métrages en avant première et des courts métrages en accès libre Cependant, quand on souhaite aller au cinéma, on trouve déjà sur l’internet de quoi préparer sa séance, voire la prolonger quand on est de retour chez soi. 19 clics a sélectionné pour vous quelques sites car ils montrent qu’ici aussi, l’internet modifie profondément le rôle et la forme des médias, qu’ils soient médias d’information pratiques : qu’aller voir au cinéma ?, médias d’informations et de documentation comme la base de données de l’ineffable Monsieur Cinéma ou des supports de communication et de convivialité. Avec l’internet, aller au cinéma, ce n’est plus vraiment comme avant. 
Les guides et prescripteurs papier se sont mis à l’internet. La réussite la plus flagrante est sans aucun doute « Télérama » qui allie à ses critiques réputées une base de données par film et par salle. Le plus du site ? La personnalisation. Mémorisez vos salles préférées, constituez-vous un agenda personnel, recevez des messages d’alerte par courrier électronique dès qu’un de vos sujets favoris est abordé dans une émission de télévision.  
Mais Télérama, c’est du service en ligne qui ne tire pas vraiment partie de l’internet. Peu de liens vers l’extérieur. Vous êtes avec Télérama, vous y restez. Rien à voir avec la stratégie du nouveau venu : Allô Ciné. Même service de base que Télérama mais Allô Ciné entoure la base de données des films et des salles de briques différentes issues de l’internet. Il place sur le même plan critiques professionnels et critiques de spectateurs, il cite des revues de cinéma du Web comme Écran noir. Il renvoie sur les sites des films, des réalisateurs lorsqu’ils en ont un, les fiches des acteurs et de nombreux autres documents disponibles trouvés par les rédacteurs du site. Allô Ciné s’est enrichi récemment d’émissions de télévision sur le Web en association avec Canal Web. Le média devient une vraie banque de données, qui permet de nouveaux types d’échanges. 
L’astuce n’a pas échappée aux détenteurs de données sur le cinéma. « Monsieur Cinéma » et ses fiches est désormais sur le Web. Deviennent également média : films en salle, avant premières, box-office. C’est Monsieur Cinéma en temps réel. 
Est-ce que l’internet, cependant, permet de mieux aller au cinéma, de devenir cinéphile quand on ne l’est pas, d’apprendre à analyser, à décrypter, à connaître ? Pas si sûr. 
On attend d’abord sur ce terrain les institutions publiques. La Bibliothèque du film, la BIFI promet en page d’accueil de vous apprendre le cinéma. Le pari sera peut-être tenu quand tout ce qui est expérimental, notamment la banque de données « Cinésource », sera enfin terminée. Ne cherchez pas de liens vers l’extérieur, la BIFI est sur l’internet, mais demeure une forteresse. 

Pourtant, la facilité de création de sites alliée aux multiples échanges possibles fait fleurir sur la Toile des milliers de sites personnels qui célèbrent le cinéma. Du plus anecdotique tel ce « Parlez-vous Deneuve ? » néerlandais au plus complet comme le site « le Monde de Méliès », d’une jeune canadienne, devenu le site de référence sur Luc Besson, les internautes cinéphiles trouvent dans l’internet un support de diffusion et de partage que les institutions auraient tort de mépriser et même d’ignorer.  

Dès lors on se prête à rêver à un serveur en français différent, qui accompagne les spectateurs, notamment les nouveaux spectateurs, vers un regard affûté, ni érudit ni pompeux, un site de plaisir accueillant et passionné. À cet égard, le site du British Film Institute pourrait servir de premier modèle. Outre des informations sur l’actualité, sur les sorties et le film anglais, on trouve des informations classées de façon simple et évidente : informations pour les enfants des écoles, informations pour les étudiants en média, informations pour les entreprises... Le site est passionnant, on en oublierait presque d’aller au cinéma. 

Mais l’internet et le cinéma, ce n’est pas seulement l’accès à un catalogue de films, à des fins plus ou moins proches de consommation. C’est également la possibilité de présenter de nouvelles œuvres, de nouveaux créateurs et des formes innovantes de création. 
Il est certain que plus les formats sont courts, plus le film lui-même se rapproche de l’internet. Ainsi le site Ciné courts, uniquement consacré aux courts métrages, fait la promotion des réalisations, indique où on peut les voir sur grand écran mais permet également de les visionner dans différents formats couramment utilisés sur le Web. 
Même court, un film reste un film. L’initiative du Festival international du film de l’internet, le FIFI, dont la deuxième édition se tiendra en mars à Lille, est originale à maints égards mais surtout parce qu’elle considère comme film des œuvres interactives qui n’entretiennent que de façon très lointaine des rapports avec une pellicule, une salle, voire une caméra. Le FIFI 2000 a déjà reçu 140 inscriptions et la sélection d’Imagina peut être visionnée en ligne 19clics vous conseille 12 notes d’Agnès de Cayeux et le Piano graphique de Jean-Luc Lamarque. (Il est nécessaire de disposer du logiciel additionnel « Shockwave », que l’on peut télécharger gratuitement sur le réseau.) 
Bonnes toiles ! 
--Pierre Bastogne-- 

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Clics officiels :  [http://www.primefilm.com]  
[http://www.telerama.fr/culturama/cinema/]  
[http://www.allocine.fr/]  
[http://www.ecran-noir.com/]  
[http://mcinema.com/]  
[http://www.bifi.fr]  
[http://home.worldonline.nl/~johaha/deneuve.html]  
[http://www.geocities.com/Hollywood/Lot/3761/]  
[http://www.bfi.org.uk/]  
[http://www.cine-courts.com/]  
[http://www.internet-film.org/frm_fr_fifi031.htm]
 
 
 
© 19clics - décembre 1999
Les pictos sont d'Agnès Lanchon